3 manières de prévoir le temps sans bulletin météo

Ciel et tranche de citron

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A l’heure où l’information est de plus en plus accessible et circule de plus en plus vite, il paraît difficilement concevable de se passer des bulletins météo pour connaître à l’avance le temps qu’il fera. Avec les moyens technologiques modernes, il est possible de connaître à tout instant les paramètres météorologiques importants en un point donné.

Si ces outils sont devenus indispensables avec le temps et ont démontré leur efficacité, il est quand même intéressant de pouvoir prévoir le temps sans ces bulletins. On ne sait jamais dans quelle situation on peut se retrouver. Une panne d’électricité de grande ampleur ou bien un endroit isolé de tout réseau téléphonique sont des cas qui peuvent se produire. On n’est pas à l’abri d’un tel scénario 😉

Au delà de ça, il est toujours intéressant pour tout curieux qui se respecte d’apprendre à observer et à analyser son environnement comme le faisaient nos ancêtres par le passé.

 

1 – Observer le ciel

C’est sans doute une façon naturelle d’agir lorsque l’on souhaite prévoir le temps par ses propres moyens. Et c’est bien logique car les phénomènes météorologiques se créent dans l’atmosphère juste au-dessus de notre tête.

Les nuages sont des indicateurs révélateurs du temps qu’il fait et qu’il fera dans les prochaines heures. Nous pouvons tirer bon nombre d’enseignements en les observant simplement. En fonction du type de nuages rencontré, on peut prévoir l’évolution du temps. Par exemple la présence de cirrus dans le ciel indique l’arrivée d’un front chaud en altitude ce qui se traduit par la dégradation du temps dans les heures qui suivent.

Les nuages ne sont pas les seuls éléments qui peuvent nous informer sur le temps à venir. D’autres facteurs sont également intéressants et peuvent être riches en enseignements. L’observation de « rougeurs » dans le ciel au coucher du soleil est annonciateur de beau temps le lendemain. En effet la couleur du ciel s’explique par le fait que la lumière parcourt une plus grande distance dans l’atmosphère quand le soleil est au-dessus de l’horizon. Cela a pour conséquence de filtrer les longueurs d’ondes correspondant au bleu. Comme les courants d’air dominants vont d’ouest en est, le fait d’apercevoir un ciel rougeâtre signifie que le temps est parfaitement dégagé vers l’ouest et permet donc de déduire qu’il fera beau le lendemain.

 

Ciel rougeâtre

Ciel rougeâtre au coucher du soleil – Crédit photo : Vinoth Chandar

 

Il est possible de tirer le même type de conclusion en observant la lune en pleine nuit. Si celle-ci apparaît assez pâle voire rougeâtre, cela signifie qu’il y a présence de poussières et que l’air est donc sec et, par conséquent, que le beau temps va durer. A l’inverse, si les contours de la lune sont bien dessinés, cela traduit l’arrivée d’humidité en altitude qui a rabattu toute cette poussière et on déduit donc que le mauvais temps est en passe d’arriver.

 

2 – Analyser le comportement de la faune

Les animaux sont les premiers concernés par les phénomènes météorologiques. Ils se fient à leur instinct qui leur indique la conduite à tenir dès que le temps change. Ils ressentent des choses que nous les humains ne pouvons sentir.

Les oiseaux fournissent un bon indicateur du temps qu’il va faire. Suivant l’altitude à laquelle ils volent, on peut tirer certaines conclusions :

  • S’ils sont haut dans le ciel, on peut s’attendre à un temps calme
  • S’ils volent bas, une dégradation du temps est à prévoir

En effet, la chute de la pression atmosphérique exerce un différentiel de pression sur leurs tympans ce qui les oblige à descendre pour se rapprocher du sol. Avant l’arrivée d’une tempête, on observe également les mouettes regagner le rivage voire s’enfoncer plusieurs dizaines kilomètres dans les terres pour se mettre à l’abri.

 

Oiseaux dans le ciel

Les oiseaux sont un bon indicateur sur le temps à venir – Crédit photo : Susanne Nilson

 

Les vaches quant à elles ont également quelques attitudes spécifiques selon les conditions météorologiques à venir :

  • Elles restent en groupe lorsque le mauvais temps est annoncé
  • Elles se couchent dans l’herbe lorsque le froid se fait sentir pour limiter la déperdition de chaleur
  • A l’inverse, lorsqu’un temps chaud est annoncé, celles-ci se lèvent pour exposer le maximum de surface corporelle afin de maintenir leur température à bon niveau

 

3 – Sentir le vent et l’air

On ne dirait pas comme ça au premier abord mais humer l’air peut être riche en enseignements. Les végétaux ont pour habitude d’ouvrir leurs stomates lorsque la pression atmosphérique diminue. Ces orifices permettent les échanges gazeux entre la plante et l’air et favorisent donc la diffusion de parfums et le rejet des déchets. Une odeur de compost qui se fait sentir est donc annonciatrice de l’arrivée de la pluie.

Le vent fournit également des indications sur l’évolution du temps même si la précision n’est pas toujours au rendez-vous. De manière générale, en fonction de sa provenance, on peut effectuer les estimations suivantes (valables pour l’Europe occidentale) :

  • Le vent du nord apporte le froid
  • Le vent du sud apporte la chaleur
  • Le vent venant de l’est est signe d’un temps sec à venir
  • Le vent de secteur ouest signale l’arrivée de la pluie

J’apporte un bémol tout de même à cette règle car elle n’est pas toujours fiable. Tout d’abord, cela dépend de la situation météorologique et du positionnement des centres d’actions (anticyclones et dépressions). Cela dépend aussi de la saison : en été un vent d’est peut apporter un temps chaud alors qu’en hiver au contraire ce sera un temps très froid.

 

Girouette de ferme

La direction de provenance du vent est un paramètre important – Crédit photo : Elvis Kennedy

 

Peut-on vraiment se fier à ces méthodes ?

Globalement oui. Toutes les manières présentées dans cet article ont un fondement scientifique. Mais cependant elles ne sont pas d’une justesse infaillible car elles dépendent de bon nombre de facteurs. Dans la plupart des cas, elles seront justes mais ne pourront pas servir à faire des prévisions précises. Elles ont toutefois le mérite de pouvoir être appliquées simplement et rapidement sans recourir à du matériel comme des instruments de mesure ou des moyens de communication.

Rien ne vaut un bon bulletin météo basé sur des prévisions expertisées à partir d’outils scientifiques. Mais en cas d’impossibilité d’accéder à ce genre d’informations, il est appréciable de pouvoir compter sur son « bon sens paysan » en observant l’environnement qui nous entoure.

Essayez par vous-même la prochaine fois que vous en avez l’occasion et faites vos propres prévisions en utilisant juste vos sens et votre intuition. Avec l’habitude vous apprendrez à développer différentes techniques qui s’avèreront de plus en plus précises.

Si vous avez des astuces ou techniques que je n’ai pas abordées dans cet article, je vous invite à les partager dans les commentaires :)

 

Crédit photo « A La Une » : Karen Wang (Flickr)

 

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5 commentaires

  • Hello Pierre,
    Un petit lien parlant du comportement des animaux et des plantes
    http://www.meteonet.org/html/la_nature.html
    Qu’en penses-tu ?

    Ma chérie me parlait surtout de la technique de la pomme de pin. Ça marche ?

  • Salut Pascal,

    Il y en a certains que je ne connaissais pas.

    De manière générale, je pense que nous avons beaucoup à apprendre en observant la faune et la flore qui nous entourent. Il y a pleins de signes qui nous permettent d’avoir des indications sur le temps à venir.

    L’observation que je trouve juste et que j’ai pu vérifier est celle des moucherons qui deviennent nombreux par temps orageux.

    Pour ce qui est de la pomme de pin, celle-ci réagit différemment en fonction de l’humidité présente dans l’air. S’il fait sec, elle a tendance à s’ouvrir. A l’inverse, s’il fait humide, la pomme de pin se referme. Donc oui ça marche comme technique bien que ce soit assez rudimentaire :)

  • Salut Pierre,

    Pour nous marins, il est très utile d’observer l’environnement.

    Les premières choses que l’on observe sont effectivement le ciel et donc les nuages.
    Et l’apparition de cirrostratus nous indique deux choses :

    – un mauvais temps dans les heures qui viennent (front chaud qui commence à se condenser à haute altitude sur de l’air plus frais)
    – la direction de cette dépression

    Toutefois ce nuage peut être facilement confondu avec un altostratus. La différence entre les deux est que le cirrostratus est bien plus haut en altitude et moins dense que l’altostratus.

    Une petite astuce simple pour les différencier : le cirrostratus laisse passer suffisamment de lumière pour créer de l’ombre alors que l’altostratus non.

    Ensuite nous observons le vent et surtout sa vitesse.
    A l’approche d’une dépression, le vent fraîchit de plus en plus. :-)

    En tout cas super article, je te suis avec beaucoup d’attention.

    A bientôt :-)

    Adrien

    • Salut Adrien,

      Merci de ton retour concernant l’article ! :)

      En effet les cirrostratus fournissent un bon indicateur lors d’une dégradation de temps. Ils interviennent après les premiers cirrus et annoncent l’arrivée d’un front chaud dans les prochaines heures.
      La différenciation entre cirrostratus et altostratus se fait principalement avec le phénomène de halo que l’on ne retrouve que pour le premier type de nuages.

      A très bientôt.

      Pierre

  • actuellement chez nous en Algérie station Météo Annaba (600km a l’Est de la Capital).
    nous disposons d’une station automatique XARIA DEGREANE. équipée de capteurs (.P.T.U +Rayonnement Global et Diffus) toutes ces données sont reçues sur un écran.en parallèle nous avons un Abri Classique juste coté (distance de 10m) les données sont parfois différentes Pression-Humidité-Temperature; malgre l’entretien des capteurs.

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