2 moyens efficaces de savoir s’il va pleuvoir dans l’heure

Pluie sur les champs

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Va-t-il pleuvoir dans la prochaine heure ?

Beaucoup de personnes se posent cette question très fréquemment. Il faut dire que ceux qui évoluent en extérieur sont soumis aux conditions atmosphériques qui par définition changent constamment. Dans certaines configurations météo ou dans certaines régions, le temps peut très vite changer. Une promenade digestive débutant sous le soleil peut très vite se terminer sous un déluge !

Dans ces cas là, les informations météo diffusées par les différents médias de communication ne nous sont d’aucune aide et nous nous alors retrouvons désemparés face aux éléments. Il s’agit là en réalité de problématiques qui se rapprochent plus de l’observation que de la prévision en tant que telle car l’échéance évoquée ici est à très court terme.

Pour se prémunir contre les imprévus et les aléas du temps, il est nécessaire de changer son fusil d’épaule et d’opter pour des techniques d’informations différentes de celles habituellement utilisées par le citoyen lambda. La bonne nouvelle est qu’il existe désormais des outils d’une redoutable efficacité qui permettent de lever au maximum l’incertitude sur la présence ou non de précipitations à court terme.

Un instrument essentiel : le radar météorologique

Le radar météorologique est un outil d’observation essentiel qui sert à déterminer en temps réel l’intensité des précipitations ainsi que leur composition. Si les premiers radars qui sont apparus dans les années 60 ne pouvaient détecter que la quantité de précipitations qui tombaient, les modèles récents ont désormais la faculté de déterminer la nature de celles-ci (pluie, neige, grêle, etc.). Aussi, en exploitant l’effet Doppler, les radars peuvent mesurer le mouvement des particules dans les zones de précipitations et permettent ainsi de connaître le vent. Ces données sont très utiles dans des systèmes orageux et permettent de déceler par exemple l’apparition de grêle ou bien encore la présence d’une signature tornadique de rotation.

Bien qu’étant des instruments d’observation, les radars sont également utilisés pour effectuer les prévisions des prochaines heures (prévision immédiate) et permettent ainsi d’affiner les simulations effectuées par les modèles numériques de prévisions. On comprend bien alors toute l’importance d’un tel système qui a contribué aux progrès dans le monde des prévisions météorologiques.

 

https://flic.kr/p/xaov6G

Radar météorologique – Crédit photo : CAFNR

 

Les 2 méthodes présentées dans la suite de cet article se basent sur la technologie des radars et transcrivent de manières différentes les échos mesurés des particules d’eau présentes dans l’atmosphère. L’intérêt de ces outils est de proposer en temps réel une lecture claire et rapide des noyaux de précipitations et d’anticiper leurs déplacements dans un futur très proche (60 prochaines minutes). Au delà de ce délai, on ne peut plus vraiment parler d’observation ou d’anticipation car l’échéance est trop lointaine et relève alors de la prévision à court terme.

 

1 – Les prévisions pluviométriques de Météo France

C’est la méthode la plus simple ! On peut dire qu’elle fonctionne « clé en main » car elle directement exploitable et fournit l’information souhaitée sans demander à l’utilisateur d’effectuer une analyse quelconque. Ce service est disponible depuis plusieurs années et propose des prévisions de précipitations pour l’heure à venir par ville.

Ces prévisions, produites à partir du réseau de radars de Météo France, sont réactualisées toutes les 5 minutes et fournissent les heures de début et de fin d’épisodes ainsi que l’intensité de ces derniers (faible, modéré ou fort). Le maillage est plutôt fin puisque la résolution des prévisions est de l’ordre du km².

 

Pluie 1h Météo France

Application mobile Météo France

 

Attention toutefois : toutes les localités ne sont pas couvertes notamment celles du Sud-Est de la France où certains départements ne sont pas du tout couverts. Ceci à cause des reliefs qui ne permettent pas de fournir des prévisions fiables avec les techniques de prévisions utilisées. 78% des communes de France métropolitaine sont couvertes à la date du 1er septembre 2014.

Ce service est disponible à la fois sur le site internet de Météo France et sur l’application mobile (iOS, Android, Windows Phone).

 

2 – Les images radars de précipitations

C’est à mon sens la technique ultime, celle que j’affectionne le plus car c’est la plus précise. Elle permet surtout de mieux se rendre compte des déplacements des précipitations car celles-ci sont directement affichées sur une carte par effet de superposition.

Le net regorge de cartes radars disponibles gratuitement avec une fréquence de rafraîchissement et une résolution tout à fait acceptables, de l’ordre de la quinzaine de minutes. Il est généralement possible d’afficher l’historique sur les 90 minutes passées voire plus.

J’utilise principalement les sites suivants pour consulter les images radars :

Météo60 ne propose que les observations des précipitations sur les dernières 90 minutes mais c’est déjà suffisant. A noter qu’il est possible d’effectuer des zooms sur les différentes parties du territoire français pour gagner en visibilité.

Les cartes radars de Meteox quant à elles proposent un historique sur les 3 dernières heures mais aussi les prévisions des précipitations pour les 3 heures à venir. Une version beta du radar en temps réel est également disponible avec une meilleure résolution.

Image radar Meteox

Image radar du site Meteox

 

Les images radars demandent une petite analyse que ne requiert pas le système de prévision de précipitations de Météo France mais cela n’est pas bien complexe. Il est assez simple de comprendre comment cela fonctionne et de voir comment les zones de précipitations se forment, se déplacent et se dissipent. Pour chaque site, la légende d’intensité est présentée en règle générale en dessous des cartes pour fournir une échelle de quantification des précipitations.
 

Des moyens efficaces mais pas infaillibles…

Les 2 techniques présentées ont fait leurs preuves et sont à ce jour les plus fiables dont nous disposons. Toutefois les prévisions fournies ne sont pas gravées dans le marbre et sont sujettes aux incertitudes météorologiques. Bien que les progrès ont été énormes dans ce domaine en l’espace de quelques années seulement, la prévision des chutes de précipitations est un domaine très complexe qui dépend de beaucoup de facteurs.

Selon la situation météorologique rencontrée, la fiabilité de cette prévision ne sera pas la même. Il est plus facile de prévoir les précipitations dans un système à grande échelle (dans un front pluvieux par exemple) que lors d’épisodes localisés et violents comme les orages où un simple décalage de quelques kilomètres peut avoir une grande incidence d’un endroit à l’autre.

Faire de la prévision, même à très court-terme, à partir des radars météorologiques comporte un certain risque et les informations communiquées ne doivent pas être prises au pied de la lettre. Ceci dit, les techniques d’extrapolation et les algorithmes utilisés s’améliorent de jours en jours et apportent par conséquent un gain en fiabilité et en précision.

Pour ce qui est de l’observation, le radar est réellement l’outil par excellence qui donne la possibilité de dresser un état précis des particules d’eau présentes dans l’atmosphère. La seule limite que l’on peut lui trouver est de parfois faire apparaître des échos parasites qui sont des « fausses précipitations ». On parle alors de « virga » pour désigner des précipitations qui ne touchent pas le sol car elles s’évaporent en traversant une couche d’air non saturée en vapeur d’eau en dessous du nuage d’où elles proviennent. C’est pour cela que parfois le radar indique un écho à l’endroit où l’on se situe mais que l’on n’observe aucune précipitation au sol. D’autres parasites peuvent intervenir comme la présence d’objets de grandes tailles (bâtiments, grandes étendues d’eau) ce qui forme alors un écho dit « de terrain ».

 

Virga sous nuage

Présence de virga sous un nuage – Crédit photo : Richard Droker

 

A consommer sans modération

Prendre connaissance des données fournies par les radars météorologiques vous sauvera la mise plus d’une fois c’est certain. Finies les promenades à pied ou à vélo sous la pluie ! Terminé le trajet vers le boulot où l’on arrive à destination complètement trempé ! Adieu les barbecues gâchés par l’arrivée d’un grain ! :)

Bref, sans être une solution miracle à tout épreuve, c’est une façon de limiter les risques et les mauvaises surprises. Vérifier les images radars avant de sortir ne prend que quelques secondes et évitera les déconvenues pour ceux qui prendront le temps de le faire 😉

Si vous avez d’autres techniques, je vous invite à les partager dans les commentaires en dessous.

 

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2 commentaires

  • Pingback: Les outils de prévision de la météo- Irlande Sans Souci

  • Oui visuellement; la Météo me passionne beaucoup. j’aime bien les prévision météo. pour les prochains jours. mai encore autan aussi les prévision météo des mois prochain et des saisons prochain. Puis parfois sur la météo du passé. la aussi sa me passionne bien. car cela. ou ont vue la vérité de l’évolution du climat dans la passé. Oui peu-être que le Réchauffement du climat et sans doute une Réalité. Mes dans la Météo du passé. alors surtout il avait plus d’hiver froid au début des années 1900. quand l’an 2000. Mes pour temps A connue, des étés largement des étés aussi chaud. que ces années 2000. bien sur oui pense que l’été 2003 a battue tout les records caniculaire, historique. autrement entre 2004 et 2014 les étés. a être peu chaud. les période des forte chaleur été finalement assez rare. Il semble bien. que les étés 1911, 1921; puis. 1945, 47 1949. on était des étés particulièrement très très chaud. avec aussi des longue période de forte chaleur, et de canicule. avec aussi des passés les 41 degrés aussi. exemple vers début, juillet 1921 avait relève une température de 44,8 degré vers bourge. une température vraiment impressionnante.

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